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Assassin’s Creed IV – L’interview vraiment fausse d’Ezio Auditore

© Ubisoft

Ezio Auditore est le protagoniste de plusieurs volets de la série vidéo-ludique Assassin’s Creed. Alors que le nouvel opus est sorti depuis quelques jours, Gammazik a voulu recueillir les impressions de celui qui profite désormais de sa retraite dans le domaine familial. Rencontre avec un monstre sacré des consoles de salon.

Valou : Ezio, tout d’abord merci beaucoup de me recevoir dans la demeure familiale des Auditore. Il est de notoriété publique que vous accordez peu d’interviews aux différents médias.

Ezio Auditore : J’étais fatigué. La vie de héros de jeu vidéo peut être extrêmement prenante et ne laisse pas toujours la liberté de faire ce que l’on souhaite. J’avais besoin de me retirer quelques temps, de me retrouver loin de l’agitation des grosses productions. Bien que l’on sache qu’on reviendra à chaque fois, mourir plusieurs dizaines de fois au cours d’une partie peut mettre à l’épreuve même  les esprits les plus forts.

V. : Les dommages psychologiques sur les personnages de jeux vidéos sont si dramatiques ?

E.A. : Vous n’avez pas idée ! Les grands éditeurs font ce qu’ils peuvent pour prévenir ces effets sur leurs personnages mais il y a toujours des héros qui surestiment leurs capacités. Prenez Sonic par exemple : c’est un personnage très compétent qui a permis la création de très bons jeux mais qui a voulu en faire trop. Il a fini entraîné dans des titres de seconde zone. Heureusement, il est arrivé récemment à remonter la pente. Mais pour une rémission, combien font le jeu de trop et ne s’en relèvent jamais ? Je ne voulais pas que cela m’arrive et j’ai décidé d’arrêter.

V. : Vous avez donc vous-même subi de telles pressions ?

E.A. : Assassiner des personnages secondaires, des gardes, des soldats, des prêtres et que sais-je encore. J’ai toujours essayé de me détacher de mon travail une fois la journée finie mais je suis comme tous les autres personnages : je suis fait de pixels, pas de bois. Il y a un cœur qui bat sous mes lignes de codes. J’étais arrivé à un point où le jeu débordait sur ma vie privée : à la fin je me réveillais parfois la nuit en entendant au loin des « Assassino ! » qui ne résonnaient que dans ma tête. Mais je ne suis pas le plus à plaindre, j’ai été entouré d’une équipe compétente qui m’a permis d’être au cœur de trois titres  d’excellente qualité et j’ai pu participer à des groupes de soutien psychologique.  Je ne pourrais pas en dire autant des conducteurs de moissonneuses de Farming Simulator. Aux dernières nouvelles, ils ont fait une tentative de suicide collectif lorsque leur studio de développement a annoncé réfléchir à la sortie d’une version Collector.

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«Réaliser un jeu était toujours l’occasion de faire des excès : les routes se souviennent encore de nos rodéos»
© Ubisoft

V. : Revenons à la sortie d’Assassin’s Creed IV. Pensez-vous qu’Edward Kenway, votre successeur, a les épaules suffisamment solides pour vous égaler ?

E.A. : Edward, tout comme Connor avant lui, est un garçon solide. Je ne m’inquiète pas pour eux, ils ont fait des choses que j’aurais été bien incapable d’accomplir.

V. : Par exemple ?

E.A. : Les phases navales qui ont été introduites dans Assassin’s Creed 3 et qui auront la part belle dans le 4. Pour être franc, il était déjà envisagé de les introduire dans Revelations mais j’ai toujours eu le mal de mer. Les quelques tests que nous avons réalisé ont été des échecs complets. C’est d’ailleurs pour ça que l’ensemble des scènes navales où j’étais sensé apparaître ont été coupées. J’ai toujours préféré voler plutôt que flotter.

V : Ezio, pour finir, y a-t-il une chance de vous revoir un jour sur un écran ?

E.A. : Non, il était temps de passer à autre chose : je ne voulais pas m’enfermer dans un style unique comme David Schwimmer a pu le faire dans votre série Friends.

V. Quelques projets pour l’avenir ?

E.A. : Étonnamment, j’ai toujours été attiré par la sculpture sur glace. Il n’est pas impossible que vous voyiez prochainement arriver une nouvelle création que je suis en train de mettre en place avec les Ice Climbers.

V. : Les Ice Climbers ?

E.A. : Pourquoi pas ? Comme vous le disiez, les nouvelles consoles arrivent très vite aujourd’hui. On parle même du retour de SEGA avec une Dreamcast 2. D’ici peu je commencerai à être classé dans les héros du retro-gaming (rires).

V. : Il ne me reste qu’à vous remercier de votre accueil.

E.A. : Ce fut un plaisir. Après tout, je dois bien cela aux gamers.

Propos recueillis par Valou

A bon entendeur

Assassin’s Creed IV: Black Flag. Jeu vidéo d’action-aventure et d’infiltration développé par Ubisoft Montréal et édité par la société Ubisoft.

Disponible depuis le 29 octobre 2013 sur PlayStation 3 et Xbox 360. Prix indicatif : 54,9 €.

Le site officiel de Assassin’s Creed

1 comment on “Assassin’s Creed IV – L’interview vraiment fausse d’Ezio Auditore

  1. Solid Snake

    Quand je pense que moi je rempile pour un cinq, arrfff…. Ezio, tu te laisserais tenter par un cross-over avec les filles de Dead or Alive?

    J'aime

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